
JAAPP ! japanese animal pop project
Ecriture et conception Marion Maret
d’après « Kachi kachi yama » de DAZAÏ Osamu
Jeu Marc Marchand et Marion Maret
Création sonore Fabien Nicol
Création décors visuels et graphiques Sébastien Lebègue
Collaboration artistique Marie Laure Couly et Laurent Boulassier
Nous sommes tous des animaux et même dans la société la mieux structurée, nous nous comportons de manière sauvage
Le spectacle
En 1945, dans un Japon blessé par la défaite, DAZAÏ Osamu (1909-1948) écrit OTOGIZOSHI, recueil où il réinterprète des histoires anonymes et illustrées datant du Japon médiéval. Dans l’une d’elles, KACHI KACHI YAMA, il remet en question sous la forme d’une farce tragi-comique le code de l’honneur des samouraïs. Dazaï se met ironiquement en scène sous les traits d’un blaireau apathique qui se vante de l’assassinat d’une fermière et qui devient victime de la vengeance d’une lapine.
JAAPP! met en abîme la farce de DAZAÏ dans un Tokyo pop :
Un professeur de littérature surprend une étudiante lisant un manga. Il reconnaît KACHI KACHI YAMA, un vieux conte populaire censuré et juge les deux protagonistes indignes. L’étudiante n’est pas du même avis et se retrouve collée. Dans un devoir écrit, elle imagine son professeur en mafieux (yakusa) mythomane, drogué et amoureux d’elle. Elle se rêve en lolita- justicière, tandis que le yakusa accumule mensonges et maladresses…
un professeur, une lolita et un yakusa.
Le crime comme l'amour créent le désordre, ils interrogent depuis toujours l’animal et l’humain en nous. L’animal nous rappelle à l’humain, à notre pouvoir de projection ou de compassion. Le premier peut conduire au crime, le second à l’amour.
L’étudiante revisite le mythe et sa fonction transcendante. En se projetant « lolita-justicière » de son professeur, transformé en « blaireau-criminel », elle libère une tension latente et provoque un véritable choc relationnel et générationnel.
Dans la lignée de DAZAÏ Osamu, la jeunesse japonaise d’aujourd’hui interroge une société traditionnellement patriarcale, dévouée au travail et à la collectivité. Elle s’échappe dans un monde virtuel et sans tabou véhiculé par le « cool Japan » : mangas, dessins animés, jeux vidéo, mode… Cette culture pop se réapproprie les mythes, déplace les genres, questionne les codes relationnels et les perspectives socio-économiques du pays.
Le jeu burlesque des acteurs s’inspire des personnages de mangas. Dérisoires, fantastiques et tragi-comiques, ils apparaissent sur un chemin lumineux et évoluent dans des images rétro projetées. La scénographie évoque, à l’occidentale, le « hashigakari» du Nô (pont qui mène à la scène) et le « kamishibaï » (littéralement, pièce de théâtre sur papier).
Théâtre de Chartres Place de Ravenne 28000 Chartres :
mardi 06 décembre à 14h30 et 19h.
Théâtre de la Tête Noire 144, ancienne route de Chartres 45770 Saran :
vendredi 20 janvier à 10h30,
samedi 21 janvier à 20h30.
« Scènes Euréliennes » CG 28 :
Salle des Fêtes de St Arnoult des Bois : samedi 28 janvier à 20h30.
Avec le soutien de la DRAC Centre, la Région Centre, le Conseil Général d’Eure et Loir et la Ville de Chartres. Coréalisation : Fédération des Oeuvres Laïques d’Eure et Loir. Coproduction : Théâtre de Chartres, Isis Cornegidouille. Remerciements : Cie Jacques Kraemer, Théâtre de la Tête Noire, Théâtre Bascule, Lycée Jehan de Beauce, E.R.E.A François Truffaut, Salon Tête en l’Hair, communes de Néron et Pierres.







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